Samedi 19 octobre 2019, à 17 h, Maison du Parc (11800 Rustiques) : Rencontre avec le romancier, auteur de polars « verts », Pascal Dessaint, autour de son nouveau roman, L’Horizon qui nous manque, (Éditions Rivages, noir).
Suivie d’une conversation-débat sur la question climatique et la biodiversité, avec Pascal Dessaint et Bertrand Claverie.

Entrée libre et gratuite. Apéritif de clôture offert.

Pascal Dessaint

PASCAL DESSAINT PAR LUI-MÊME :

 » Je suis né en 1964 dans une famille ouvrière du Nord. J’ai vécu vingt ans à Coudekerque-Branche. Mon père disait que j’écrivais des mensonges, et il avait raison ! Ma mère a élevé six enfants.
Quand j’étais petit, elle disait que lire rendait moins bête. Je n’avais pas le droit de regarder la télévision le soir. Je lisais donc beaucoup. Je dois le plaisir des mots à mon frère Eusèbe, qui est un superbe poète, et puis à des auteurs comme Bukowski, Miller, Selby, Cendrars…
J’écris un premier roman l’année de mon bac. J’y crois. Je monte à Paris et fais le tour des éditeurs.
Il me faudra attendre dix ans pour publier. Entre-temps, je me suis installé à Toulouse, qui deviendra le cadre de la plupart de mes livres.
J’arrête mes études en 1989. Après plusieurs années de vaches maigres où j’exerce des métiers tels que veilleur de nuit, gardien de musée ou animateur radio, je publie “Les paupières de Lou”.
J’ai la chance alors de rencontrer Claude Mesplède, Michel Lebrun et François Guérif, mon éditeur depuis 1995. J’aime alterner les genres et les ambiances.
Après une période très noire, j’entame en 2003 un nouveau cycle sous le signe de la Nature. L’essentiel de mon travail est édité aux éditions Rivages, qui publient également mes chroniques “vertes et vagabondes”.
Sensible aux questions environnementales, marcheur et militant dans l’âme, il a écrit Mourir n’est peut-être pas la pire des choses sur les rapports complexes et parfois ambigus entre l’Homme et la Nature. Romancier de l’intime, parfois jusqu’aux frontières de la folie, il excelle à faire surgir l’ineffable. Son regard aiguisé mais toujours tendre, explore, fouille et dévore, les ténèbres les plus sombres et en fait jaillir la beauté la plus universelle, comme dans son roman « Le chemin s’arrêtera là ». »

Plusieurs récompenses viennent saluer l’originalité et le talent de Pascal Dessaint : Prix Mystère de la Critique, Grand prix de littérature policière, Prix du roman noir français de Cognac.

À propos de son nouveau roman : L’Horizon qui nous manque (Rivages, noir, septembre 2019)

Entre Gravelines et Calais, dans un espace resté sauvage en dépit de la présence industrielle, trois personnages sont réunis par les circonstances : Anatole, le retraité qui rêve d’une chasse mythique, Lucille, l’institutrice qui s’est dévouée pour les migrants de la jungle et se retrouve désabusée depuis le démantèlement, et Loïk, être imprévisible mais déterminé, qui n’a pas toujours été du bon côté de la loi, peut-être parce que dans son ascenseur social, il n’y avait qu’un bouton pour le sous-sol. Laissés pour compte ? Pas tout à fait. En marge ? C’est sûr. En tout cas, trop cabossés pour éviter le drame.

Pascal Dessaint nous ramène dans le Nord avec ce trio de personnages qui aiment Jean Gabin, mais qu’on verrait bien chez Bruno Dumont. Il signe un roman noir où la violence n’exclut pas la tendresse.

BERTAND CLAVERIE :

Après avoir mené une brillante carrière d’ingénieur, Bertrand Claverie s’installe à Ferrals-les-Corbières où il se consacre à sa passion : les arts plastiques.
En 2018, un projet insensé de construction d’une usine de bitume le ramène à une préoccupation majeure : l’écologie. Il prend la tête de la lutte contre ce projet de la multinationale Colas, lutte qui se conclura par l’abandon du projet.
Depuis lors, Bertrand Claverie se consacre à des conférences très documentées sur la question climatique.

Lire son texte  » Pour que vive le nouveau monde « , en cliquant ici…