SAMEDI 25 AVRIL 2020, À 17 H, À LA M.J.C. DE CARCASSONNE :

RENCONTRE AVEC FLORENCE ROBERT, bergère et écrivaine,

à l’occasion de la parution de son nouveau récit, Bergères des collines (éd. José Corti, mars 2020)

 

Bergère des collines est le récit d’une aventure de vie. Florence Robert, qui était calligraphe dans le Gers, après s’être inscrite à une formation agricole, est devenue bergère dans les garrigues du sud de la France. Elle nous conte avec passion la découverte d’un métier à part qu’elle a choisi pour «  rouvrir les garrigues embroussaillées au profit de la biodiversité, des orchidées, de l’aigle royal  ». Florence Robert nous fait partager ses longues méditations sur la nature et les paysages lors du gardiennage des brebis en hiver dans le vent froid ou dans la fraîcheur des nuits d’été. Nous l’accompagnons au cœur de sa bergerie où elle fait naître ses agneaux. Elle nous associe à ses interrogations d’éleveuse sur la mort des animaux.

Le récit reprend dix ans plus tard. La bergère débutante est devenue une agricultrice chevronnée. Nous revisitons avec elle, l’espace d’un printemps, les étapes décisives de toutes ces années : les premières estives, les transhumances à pied, la mort de son chien… Elle aborde, avec objectivité et sensibilité, les problèmes auxquels les éleveurs sont confrontés  : de la présence des grands prédateurs au choix de consommer de la viande.

L’écriture de Florence Robert traduit ce cheminement où la plus immédiate matérialité côtoie la poésie naturelle du réel.
Bergère des collines se lit comme un roman d’aventure, entre actualité et intemporalité. Ce livre reprend et prolonge l’aventure de Bergère des Corbières.

 

Le rêve, progressivement, est né, celui d’une longue et lente immersion dans les cycles du paysage, une pulsation qui martèle l’être, une forge à feu doux et continu, le rêve d’être une des mains ouvertes, une des bêtes, une de dehors, de vent et d’herbe.
Changer de vie. J’ai longtemps admiré les gens capables de tout plaquer: lieu de résidence, amis, boulot. Je les trouvais courageux, autonomes – libres – en un mot. La tentation en a toujours été écrite au fond de moi, comme une aventure indispensable à une vie bien remplie.
Le déclic est venu d’une rencontre…

(Florence Robert, Bergères des collines, p. 7).

 

Florence Robert écrivant dans sa bergerie

Florence Robert est née en 1970 en Gironde. Elle est éleveuse et bergère de métier et par passion. De 1993 à 2006, elle effectue de nombreux voyages à l’étranger, elle suit des études de loisirs sportifs, des randonnées à cheval, et exerce dans le Gers le métier de calligraphe. Et puis Florence Robert décide de se consacrer à l’élevage de moutons.
Cette aventure a débuté en 2008, où elle effectue un premier stage d’apprentie bergère. Ensuite, elle se lance dans la création de la ferme des Belles Garrigues, située à Albas, près de Durban-Corbières, où elle mène sa vie de bergère. C’est alors un changement de vie radical : les tâtonnements des débuts, l’ivresse et la rudesse des gardiennages en garrigue, les amis et rencontres qui ont fait cette ferme, les petits miracles de l’agnelage, les peines et les joies de ce métier pratiqué dans ces incroyables et dures Corbières. Elle a créé un blog où elle informe régulièrement sur son activité : http://bellesgarrigues.org/. La passion de l’écriture lui est venue depuis de nombreuses années, et elle publie en 2006 avec Séverine Le Pan-Vaurs un livre à quatre mains de prose poétique : Marie (h)Ombre. Florence Robert a publié en 2015 Bergère des Corbières, qui retrace cette aventure à partir des notes écrites tout au long de ces années.

Bibliographie :
Marie-(h)Ombre (avec Séverine Le Pan-Vaurs) (Éditions N & B, 2008).
– Bergère des Corbières (2014).
– La Forêt confisquée (2018)
Bergère des collines (Éditions José Corti, mars 2020)

@ José Corti